Francesca Tumia

Docteur en littératures française et francophone
Chargée de cours à l’UFR LLFL

Docteur à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 (ED 120), actuellement chargée de cours d’Histoire littéraire et Écritures professionnelles au département de LLFL.
Ma thèse "La Métaphore comme passeur culturel dans l’oeuvre de Vénus Khoury-Ghata" porte sur les enjeux transculturels de la métaphore dans l’œuvre poétique et romanesque de cette écrivaine libanaise francophone à travers la perspective de la représentation du national.

Principales publications :

« Vénus Khoury-Ghata : la Guerre civile depuis et dans Paris » dans Giovanni Dotoli (dir.),Revue européenne de recherches sur la poésie, Paris, Classiques Garnier.

« La métaphore comme « passeur culturel » : pour une nouvelle forme d’engagement dans la littérature libanaise francophone » dans Alessandro COSTANTINI (dir.), Interfrancophonies- Revue de littératures et cultures d’expression française, n°7, 2016, Bologna, Odoya.

« Ritta parmi les bombes et Parler étrangement : Les nouvelles possibilités du poème explorées par Ritta Baddoura » dans Il Tolomeo – Articoli, recensioni e inediti delle Nuove Letterature, n°18/2016, Venezia, Università Ca’Foscari di Venezia, p.99-113. doi : *10.14277/2499-5975/Tol-18-16-7

« Identité migrante et culture plurielle : laréappropriation du moi à travers les héroïnes de Vénus Khoury-Ghata et de MalikaMokeddem »dansIl Tolomeo– Articoli, recensioni e inediti delle NuoveLetterature, n°17/2015, Venezia, UniversitàCa’Foscari di Venezia, p. 117-134.

« Shams et Qamar, le soleil féminin et la lune masculine au Proche Orient : ambiguïtés des genres et ambivalences culturelles chez Vénus Khoury-Ghata » dans Joseph NGANGOP et Alain Cyr PANGOPKAMENI (dir.), Les Astres dans les discours postcoloniaux, Paris : L’Harmattan, p. 137-152.

« La métamorphose de la langue française dans la représentation d’un monde autre chez Vénus Khoury-Ghata » paru dans Fabula-LhT, n° 12, sous la direction de Samia KASSAB et de Myriam SUCHET, « La langue française n’est pas la langue française », mai 2014, URL : http://www.fabula.org/lht/12/tumia.html

« Lieux pluriels de l’identité ou lieux d’une identité plurielle ? La réécriture de l’espace comme entre-deux socioculturel dans les romans de Vénus Khoury-Ghata et Malika Mokeddem » paru dansProspero. Rivista di Letterature Straniere, Comparatistica e Studi Culturali XVII, Trieste, Edizioni Università di Trieste, p. 109-129. « Le facteur des Abruzzes : une Italie « Autre » à travers la plume de Vénus Khoury-Ghata » paru dansIl Tolomeo– Articoli, recensioni e inediti delle NuoveLetterature XV, Venezia, UniversitàCa’Foscari di Venezia, p. 86-92.
« Ils : variantes dans la version du texte entre 1986 et 1997 – « Ils » et « nous », cohérence d’une relation entre le passé et le présent dans l’écriture de Vénus Khoury-Ghata » paru dans Studi di letteraturafrancese – RivistaEuropeafondata da Enea Balmas, diretta da Giovanni DOTOLI, Firenze, Leo S. OlschkiEditore, p. 113-127.

« Le pouvoir révolutionnaire d’une écriture nouvelle du Maroc » (compte-rendu) paru dans Il Tolomeo– Articoli, recensioni e inediti delle NuoveLetterature, Venezia,UniversitàCa’Foscari di Venezia, p. 20-22.

Thèse : La métaphore comme "passeur culturel" chez Vénus Khoury-Ghata

Directeur(s) de thèse : Xavier Garnier

La recherche porte sur les enjeux interculturels et/ou transculturels dans les textes narratifs et non-narratifs de Vénus Khoury-Ghata à travers l’étude de la métaphore comme le lieu où la rencontre entre la langue française et l’arrière-langue (et arrière-culture) se fait et de comment cette figure rhétorique est travaillée par la présence de la langue Autre/culture Autre. A partir de la définition aristotélicienne en tant que transposition d’un nom, nous réélaborerons la notion de métaphore à partir des études sur les métaphores de la culture dirigées par Joseph Melançon pour atteindre à une définition personnelle de la métaphore dans la littérature francophone.
Le principe fondateur est que la métaphore concerne notre rapport au monde, elle est envisagée comme partie du langage étroitement liée à la culture à travers laquelle nous le percevons, selon une communauté et une époque données. Elle acquiert une place d’autant plus intéressante au sein de la littérature francophone pour la dualité, ou la pluralité même, des cultures évoquées ainsi que pour les implications de la représentation du national dans une langue Autre.
Nous constatons chez l’écrivaine une identité fluctuant de l’interculturel au transculturel. Nous essayerons de la sorte de comprendre comment cette nature se reflète dans ses œuvres et de quelle manière elle s’explicite aux yeux du lecteur en se questionnant sur quel mode cette Relation est vécue et si elle se fonde sur la représentation d’une culture-patrimoine ou bien d’une culture-processus.
Ainsi ces métaphores se présenteraient telles des dispositifs stylistiques dans le texte qui se placent entre la langue et le discours littéraire comme opérateur de la conscience nationale en dépassant les zones imaginaires d’identification et officialiseraient un contact réel entre imaginaires, une rencontre dont la nature permettrait de créer de nouvelles associations, libres d’un discours nationaliste sur le choix de la langue française pour exprimer la littérature nationale du Liban.

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