Habiter les lieux Journée d’étude

Organisateurs : Emeline Baudet , Aline Bergé, Michel Collot, Alice Desquilbet , Xavier Garnier, Maëline Le Lay, Alice Lefilleul, Elodie Malanda, Myriam Suchet, collectif ZoneZadir, Mélanie Bourlet, Marie Lorin

Château du Tertre (Sérigny/Orne)
Le Tertre 61130 Sérigny Orne

Par la façon dont elle s’engage dans des lieux, la littérature, avec la mémoire qui est la sienne, nous permet de les ressaisir sur le temps long et dans leurs transformations. Les poétiques du lieu peuvent alors contrer les logiques amnésiques des projets d’aménagement et de rentabilisation du territoire, qu’ils soient d’ordre colonial, impérial ou capitaliste. Écrivain-e-s, artistes, poètes et performeurs-euses, déclinent diverses manières d’habiter qui nous permettent d’élaborer des mémoires et des pratiques alternatives des lieux comme formes de résistance, plus soucieuses par exemple des liens qui s’établissent entre l’humain et le non-humain.

A quelles conditions l’expérience que l’on fait d’un lieu est-elle créative ? Quels types d’interaction, quelle écologie, peut-il y avoir entre un lieu de vie et les lieux qu’invente la littérature ? Y a-t-il une relation entre la configuration d’un lieu de création et la configuration d’une œuvre ? Comment l’ancrage au lieu suscite-t-il une poétique du mouvement ? Quel rapport entre l’attachement d’une oeuvre à un lieu et sa circulation ? L’écriture des lieux n’est-elle pas un défi pour les traducteurs ? Autant de questions pour une écologie transculturelle de la littérature qui partirait de la façon dont nous éprouvons les lieux concrets pour dire, écrire et lire les textes.

On s’intéressera, dans ces journées d’études transculturelles, au lien particulier qui s’établit entre une œuvre littéraire, qu’elle soit orale ou écrite, et le lieu dans lequel elle a été élaborée et développée. Il s’agira d’envisager la littérature comme une écologie c’est-à-dire un espace où une pensée sur la maison ou le milieu peut “avoir lieu”.

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