« On va dire que le public, il est là ». Genèse du théâtre dans L’Esquive (Abdellatif Kechiche, 2004) Portraits de spectateurs de théâtre : faire oeuvre d’une réception (textes, images, films, spectacles)

Intervenant : Marie-Madeleine Mervant-Roux

Résumé de la communication.
Faisons l’hypothèse que si le film d’Abdellatif Kechiche a dès sa sortie tant fait parler et écrire (« dans les journaux, à l’école, partout » F. Bégaudeau, Cahiers du cinéma, été 2004) et semble, une décennie plus tard, s’être durablement installé dans l’histoire du cinéma français récent, c’est qu’à la façon de nombreuses productions cinématographiques dites « populaires », il porte en lui sans l’afficher comme telle une question culturelle majeure, perçue par les spectateurs « ordinaires », avant d’être éventuellement identifiée par ceux dont c’est le métier.
Faisons l’hypothèse que cette question est celle de la place du jeu théâtral dans la France contemporaine, et à travers elle, celle de la puissance de séduction – toujours active ou épuisée ? – du modèle social des Lumières : esprit, langue inventive et « théâtromanie ».
Intéressons-nous, dans cette perspective, à la figure dont nous savons qu’elle est aussi indispensable que la figure de l’acteur pour qu’il puisse y avoir théâtre : la figure du spectateur. Revoyons L’Esquive dans cette perspective.

COLLOQUE ORGANISÉ PAR LA SECTION DE FRANÇAIS DE L’UNIVERSITÉ DE LAUSANNE, EN COLLABORATION AVEC LE CENTRE DES SCIENCES HISTORIQUES DE LA CULTURE (SHC), LA SOCIÉTÉ SUISSE DU THÉÂTRE (SST), L’ACADÉMIE SUISSE DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES (ASSH), DANS LE CADRE DU PROJET FNS « NAISSANCE DE LA CRITIQUE DRAMATIQUE » (2013-2016, UNIL ET UNIFR) ET DU PROGRAMME DE MASTER « DRAMATURGIE ET HISTOIRE DU THÉÂTRE », COMMUN AUX QUATRE UNIVERSITÉS DE SUISSE ROMANDE.

Organisation :
Delphine Abrecht, assistante doctorante à la section de Français et au Centre SHC, Faculté des lettres, UNIL, et membre du comité directeur de la SST
Prof. Lise Michel, section de Français, Faculté des lettres, UNIL
Coline Piot, Doctorante FNS, Faculté des lettres, UNIL

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