Cacophonies de la mémoire et éblouissements impériaux (Sinzo Aanza, Généalogie d’une banalité) Article - 2019

Elara Bertho

Elara Bertho, « Cacophonies de la mémoire et éblouissements impériaux (Sinzo Aanza, Généalogie d’une banalité)  », Francofonia - Studi e ricerche sulle letterature di lingua francese, numéro spécial Les enjeux de la mémoire dans la littérature et les arts contemporains de la République démocratique du Congo, 2019. ISSN 1121-953X. 〈http://www.lilec.it/francofonia/76-2019-1/〉

Généalogie d’une banalité, du romancier Sinzo Aanza, prend comme point de départ un fait divers à Lubumbashi, dans le quartier populaire du Bronx, lorsqu’une mine s’effondre, entraînant une partie du quartier avec elle. Au milieu d’une ville-capharnaüm, l’argent, le trafic de métaux, le sexe, les lueurs des médias agissent comme des « éblouissements », au sens que donne à ce terme Joseph Tonda dans son ouvrage récent L’Impérialisme postcolonial. Critique de la société des éblouissements. Nous analyserons les mises en scène de ces éblouissements dans le roman, en en soulignant leurs portées mémorielles et en examinant comment la mémoire se construit entre la « banalité » du quotidien et la stratification historique dont le forage devient le symbole.

Sinzo Aanza’s Généalogie d’une banalité is focused on an accident in a popular neighbourhood named the Bronx, in Lubumbashi. An illegal mine collapsed and a part of the district also fell apart. In a huge city built like a labyrinth, money, metal trafficking, sex, medias are effects of the postcolonial « glare » defined by Joseph Tonda in his recent essay L’Impérialisme postcolonial. Critique de la société des éblouissements. I will analyse the depiction of those « glares » in this novel, focusing on the politics of memory. In particular, I will study how memory is built on the daily life’s banality but also on the historic stratification that the novel consciously digs into.

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