Faut-il légaliser le dopage ? Article - 2012

Dominique Bodin, Gaelle Sempé

Revue du MAUSS, 2012, pp. 321 - 334. ISSN 1247-4819. 〈www.cairn.info/revue-du-mauss-2012-2-page-321.htm.〉

L’efficacité de la lutte antidopage s’avère très éloignée de l’image qu’en donnent les médias ou les tenants d’un sport qui se doit d’être propre et exemplaire. Cette image tient du cliché. Elle nie les faits qui se répètent, ignore le retard technologique et scientifique de la lutte antidopage et oublie trop souvent le rôle implicite des dirigeants. Plus grave, peut-être, est l’absence de réelle politique de prévention en matière de dopage. La prévention ne peut se limiter aux mesures coercitives, supposant ainsi que condamner suffirait à prévenir. Reste la question de la santé des sportifs eux-mêmes : force est de constater que si aucune mesure de prévention n’existe, aucune enquête épidémiologique d’envergure n’a été, à l’échelon mondial, mise en œuvre pour tenter de mesurer l’impact du dopage.

The efficiency of the fight against doping is quite remote from the images circulated by media and those promoting a clean and exemplary sport. These clichés negate the fact that doping scandals are continually repeated, ignore the technological and scientific lagging behind anti-doping efforts and too often tend to forget the implicit role of those in power. Worse perhaps is the absence of any real prevention policy with respect to doping. Prevention cannot be limited to coercive measures and the dissuasive effects of condemnation. In addition, the health of athletes remains an understated issue, as indicated by the lack of any widespread and worldwide epidemiological investigation on the impacts of doping.

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