Indian poetry in English : from the trauma of estrangement to a poetics of strangeness Article - 2009

Laetitia Zecchini

Laetitia Zecchini, « Indian poetry in English : from the trauma of estrangement to a poetics of strangeness  », Etudes Anglaises, 2009, pp. 317-331. ISSN 0014-195X

This article frames Indian poetry in English in the broader context of poetry and literature in other Indian languages in the second half of the twentieth century. It concentrates on the works of the two Bombay poets Adil Jussawalla (born in 1940) and Arun Kolatkar (1932-2004), and argues that the poetry of estrangement born from historical rifts, a dislocated conscience, seems to have given way to a poetics of strangeness. Kolatkar’s poetry is exemplary to show how dislocation, impermanence, impropriety and historicity combine to forge the unknown from the most familiar, to renovate our vision of the world, and restore reality to existence and consciousness.

Cet article situe la poésie indienne contemporaine de langue anglaise dans le contexte plus large de la littérature et de la poésie dans les autres langues indiennes, à partir de la seconde moitié du vingtième siècle. Il montre que l’étrangeté comme valeur et comme poétique a aujourd’hui remplacé l’aliénation, la distanciation et la non-appartenance nourries par les disjonctions de l’histoire, par les sentiments de dislocation intime ou de chaos que la poésie des années soixante pouvait mettre en évidence. L’analyse s’appuie sur l’œuvre de deux poètes de Bombay : Adil Jussawalla (né en 1940) et Arun Kolatkar (1932-2004). La poésie de Kolatkar se fonde sur l’impermanence, le désagencement, l’entrelacement et l’historicité pour forger de l’inconnu, renouveler notre regard sur le monde et faire émerger la réalité à la conscience et à l’émerveillement. L’étrangeté est au cœur de la perception et de l’appartenance.

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