Je mourrai sans désaimer Article - 2011

Marie-Paule Berranger

Marie-Paule Berranger, « Je mourrai sans désaimer  », /, 2011, /

Résumé

A l’occasion de la publication des deux volumes de poésie d’André Pieyre de Mandiargues, (L’Âge de craie suivi de Dans les années sordides, Astyanax et Le Point où j’en suis ; Écriture ineffable précédé de Ruisseau des solitudes, L’Ivre œil, suivi de Gris de perle) dans la collection " Poésie ", Gallimard en 2009 , cet article étudie les multiples facettes de l’œuvre poétique, des premières révélations de 1943 -date de l’édition à compte d’auteur sur les presses de L’Éclaireur de Nice de Dans les années sordides, avec trois illustrations de Leonor Fini, jusqu’à l’édition posthume du " dernier cahier de poésie ", préparée par l’auteur, en 1993 : ces cinquante années d’écriture exigeante, de visions, d’alliances violentes, de détails minutieusement gravés, dessinent une libre trajectoire qui défie les étiquettes. " Surréaliste " rend bien compte du merveilleux cruel des poèmes en prose narratifs, ainsi que des jaillissements de concrétions de mots sidérantes, des perles lyriques inspirées, mais ne s’applique guère aux strophes plus formelles, aux jeux de rythmes et de rimes ; " maniériste " ne s’accorde guère aux vers prosaïques crus, qui vitupèrent contre Franco ou les Américains, ni à ce bégayant " Chapeaugaga " qui taille joyeusement un habit (vert) à l’ami Paulhan élu à l’académie. L’article examine cette amplitude du registre qui va de l’incrustation précieuse à l’ode , de la gaillardise au poème métaphysique et critique.

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