L’Égypte en groupe, en couple ou en solitaire. Trois modalités du voyage au féminin au xixe siècle (Suzanne Voilquin, Valérie de Gasparin et Lucie Duff-Gordon) Chapitre d’ouvrage - 2012

Sarga Moussa

in Voyageuses européennes au xixe siècle. Identités, genres, codes, 2012, pp. 241-255

Résumé

Au xixe siècle, l’Égypte est une des destinations orientales les plus fréquentées par les voyageurs européens. Les récits de voyage de Savary et de Volney, à la fin du xviiie siècle, puis l’expédition de Bonaparte, enfin le déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion, en 1822, ont fait de ce pays un objet de fascination durable, qui procure un dépaysement profond, aussi bien sur le plan de la vie quotidienne (confrontation avec une société majoritairement musulmane) que sur le plan de l’histoire des civilisations (découverte du polythéisme pharaonique). Il n’est donc pas étonnant qu’on retrouve un certain nombre de voyageuses parmi les Européens qui séjournent à Alexandrie, au Caire ou en Haute-Égypte. Celles-ci ne voyagent pas toutes de la même façon, pas plus, d’ailleurs, que leurs homologues masculins, et elles ne se laissent réduire ni à de simples accompagnatrices de leur mari, ni à des touristes pressées, ni à des excentriques en quête de célébrité. On examinera ici trois voyageuses européennes, en essayant de voir tout à la fois ce qui les distingue entre elles, quel regard elles portent sur l’Égypte des années 1830 aux années 1860, enfin en quoi elles contribuent, chacune à sa manière, à un processus d’autonomisation des femmes par le récit de voyage.

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