Les autofrictions de Harry Mathews Article - 2013

Christophe Reig

La Licorne - Revue de langue et de littérature française, numéro spécial Cinquante ans d’Oulipo : de la contrainte à l’œuvre », 2013, pp. 175-190. ISSN 0398-9992. 〈http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3092〉

Résumé

Au tournant des années 80, les fictions réflexives de Harry Mathews délaissent les formes bariolées des premières vastes narrations romanesques, aux accents parfois rousselliens. La disparition de Perec fonce et fronce parfois les traits d’une écriture qui, ne renonçant pas pour autant aux procédés ou aux contraintes, resserre les récits autour du sujet écrivant. Aux prises avec un quotidien que l’on s’efforce de scander et de baliser, Mathews épuise, recombine et « littérarise » celui-ci plutôt que de laisser l’initiative aux cahots et soubresauts de la vie. La « friction » détermine donc les stratégies d’écritures mises en œuvre par Mathews pour articuler, croiser, entremêler dans ses textes, ces deux espaces génériques a priori inconciliables que sont la Fiction d’une part, et le Journal et des formes autobiographiques, qu’on sait plus référentielles.

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