Mise en scène familiale, usages du savoir et campagnes politiques : Djiguiba Camara (Guinée) [Performing Family Historical Knowledge for Political Legitimation : Djiguiba Camara (Guinea)] Article - 2019

Elara Bertho, Marie Rodet

Elara Bertho, Marie Rodet, « Mise en scène familiale, usages du savoir et campagnes politiques : Djiguiba Camara (Guinée) [Performing Family Historical Knowledge for Political Legitimation : Djiguiba Camara (Guinea)]  », Cahiers d’études africaines, numéro spécial La famille, la parenté et l’hérédité comme ressources dans le jeu politique, 2019, https://journals.openedition.org/etudesafricaines/26012#quotation. ISSN 0008-0055

Cet article retrace le parcours de Djiguiba Camara, intermédiaire colonial de Haute Guinée et auteur d’un tapuscrit de 110 pages intitulé « Histoire locale » sur l’histoire de son village natal de Damaro et sur Samori Touré. Fata Kéoulé Camara, son père, était l’un des proches conseillers de Samori Touré. Formé à l’école des fils de chefs de Kayes, Djiguiba Camara fut d’abord interprète colonial avant de devenir chef de canton en 1928. Il fait dactylographier son texte en 1955 et il en donne une version à l’historien français Yves Person qui en fera l’une de ses sources africaines principales pour l’écriture de sa thèse. Cet article entend analyser les usages des savoirs locaux et familiaux dans une trajectoire de légitimation politique, par une étude croisée d’archives personnelles et familiales, d’archives coloniales et d’enquêtes de terrain.

This article follows the trajectory of Djiguiba Camara, a colonial intermediary from Upper Guinea and author of a 110-page tapuscript entitled “Histoire locale” about the history of his home village Damaro and Samori Touré. Fata Kéoulé Camara, his father, was one of Samori Touré’s close advisers. Trained at the École des fils de chefs of Kayes, Djiguiba Camara was a colonial interpreter and then became district commissioner in 1928. He had his text typewritten in 1955 and gave a copy to Yves Person, a French historian. This text would become one of the main African sources for Person’s doctoral thesis. This article aims at analyzing the uses of local and family knowledge in the trajectory of Djiguiba Camara and his family for political legitimation. It is based on a study of personal and family archives, colonial archives and fieldwork.

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