Notorious Moji-e : Japanese Graffiti in the Edo Period Chapitre d’ouvrage - Janvier 2011

Marianne Simon-Oikawa

Marianne Simon-Oikawa, « Notorious Moji-e : Japanese Graffiti in the Edo Period  », in Noriko Brandl and Sepp Linhart (ed.), Ukiyo-e Caricatures, 2011, pp. 71-86. ISBN 3900362246

Graffiti are not an invention of modern western subculture. Textual and visual documents, like book illustrations or ukiyo-e prints, show that graffiti existed in pre-modern Japan too. Some are essentially verbal, other purely pictorial, while others combine both the text and the image. This paper focuses on a group of graffiti, in which the relation between the text and the image is particularly intricate, called moji-e. The word moji-e, which was already in use during the Edo period (1603-1868), literally means " image (e) made from written characters (moji) ". A number of moji-e have been mentioned in Japanese sources as mudagaki, itazuragaki or rakugaki, which are words that we usually translate by "graffiti", and share common characteristics with caricature. The paper concentrates on three of them : noshikoshi-yama, yamamizu tengu and hemamusho nyûdô.

Les graffitis ne sont pas une invention de la culture populaire moderne occidentale. Des documents textuels et visuels, illustrations ou estampes ukiyo-e, attestent de leur existence aussi dans le Japon pré-moderne. Certains sont essentiellement verbaux, d’autres purement visuels, tandis que d’autres enfin combinent le texte et l’image. L’article s’intéresse à un groupe de graffitis dans lesquels la relation entre le texte et l’image est particulièrement étroite : les moji-e. Le mot moji-e, déjà en usage au cours de l’époque d’Edo (1603-1868), signifie littéralement " image (e) réalisée à l’aide de caractères d’écriture (moji) ". Un certain nombre de moji-e sont qualifiés dans les sources japonaises de mudagaki, itazuragaki ou rakugaki, termes qui se traduisent habituellement par " graffiti " et partagent des caractéristiques communes avec la caricature. L’article se concentre sur trois d’entre eux : noshikoshi-yama, yamamizu tengu et hemamusho nyûdô.

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