Relever en Égypte la dignité de la Patrie et de l’Islam’. Pierre Loti et Moustapha Kamel, autour de "La Mort de Philæ Chapitre d’ouvrage - 2013

Sarga Moussa

Sarga Moussa, « Relever en Égypte la dignité de la Patrie et de l’Islam’. Pierre Loti et Moustapha Kamel, autour de "La Mort de Philæ  », in Les Orientaux face aux orientalismes, 2013, pp. 67-85

Résumé

Loti est certes un auteur fin de siècle, mais il serait réducteur de le présenter seulement comme un écrivain se complaisant dans une rêverie morbide sur la ruine, l’étiolement, la disparition des êtres et des choses. Ou plutôt, cette attitude " passéiste " s’inscrit elle-même dans l’histoire de son temps, dans l’actualité politique, si l’on prend l’exemple de "La Mort de Philæ", un récit paru chez Calmann-Lévy en 1909, mais qui avait fait l’objet de pré-publications dès 1907 sous le titre de " Lettres d’Égypte " dans "Le Figaro", ainsi que, pour certains chapitres, dans l’Étendard, le pendant francophone d’"Al-Liwa", un quotidien cairote fondé au tout début du XXe siècle par le nationaliste égyptien Moustapha Kamel. Ce dernier, rencontré en France grâce à Juliette Adam, était devenu un ami de Loti, qu’il avait fait inviter en Égypte par le khédive Abbas-Hilmi II. C’est donc avec tous les honneurs que Loti est reçu pendant ce séjour égyptien, entre janvier et mai 1907. Il est accompagné pendant une partie des visites par Moustapha Kamel, qui meurt à 34 ans, en 1908.

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