The Problem of Individuation in the Philosophy of Schelling, from the Identity Philosophy to the Ages of the World (1801-1811) Article - 2016

Mildred Galland-Szymkowiak

Schelling-Studien. Internationale Zeitschrift zur klassischen deutschen Philosophie, 2016, pp. 3-19. ISSN 2196-4521

The individual is characterized in Schelling’s identity philosophy simultaneously by its unity (separate existence, self-sufficiency) and by its unicity (entire determination, singularity). The link of the individual with the principle of the system is at the same time a necessary one (in order for the system to be completed) and an impossible one (because how would it be possible to explain what differs from anything else by means of what is One in everything ?). The present article first underscores that the ontological and epistemological status of individuality in the philosophy of identity is ambiguous. It then shows the turn taken in the Freiheitsschrift, when Schelling finds in the human personality and its historicity the anchoring point of individual singularity in the absolute (transforming, to this extent, a theoretical problem into an ethical one). In conclusion it suggests that the 1811 understanding of individuality as temporality aims to extend this principle of individuation to every individual, with the consequence of now showing the impossibility of completing the system of philosophy.

L’individu est de manière générale caractérisé au fil des textes de la philosophie de l’identité à la fois par son unité (existence séparée, autosuffisance) et par son unicité (entière détermination, singularité). Le lien de l’individu au principe du système est à la fois nécessaire (pour que le système soit achevé) et impossible (car comment expliquer ce qui diffère de tout autre par ce qui est Un en tout ?). Le papier souligne d’abord l’ambivalence du statut ontologique et épistémologique de l’individualité dans la philosophie de l’identité. Il montre ensuite comment un tournant est pris lorsque dans la Freiheitsschrift Schelling trouve dans la personnalité humaine et son historicité le point d’ancrage de la singularité individuelle dans l’absolu (transformant ainsi un problème théorique en un problème éthique) ; puis comment la compréhension de l’individualité même comme temporalité vise, en 1811, une extension de cet ancrage à tout individu, au prix de l’impossibilité désormais avérée d’exposer le système.

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