Zones

Organisateurs : Emeline Baudet , Elara Bertho, Ninon Chavoz, Xavier Garnier, Myriam Suchet, collectif ZoneZadir, ALice Lefilleul, Mélanie Bourlet, Marie Lorin, Enno Devillers-Pena

Le terme zone, actuellement sollicité dans de multiples contextes, est au carrefour de nombreuses préoccupations de notre époque sur les interactions entre l’institution et les expérimentations informelles de l’espace et des territoires. Des ZAC (Zones à Construire) aux ZAD (Zones à Aménagement Différé revisitées en Zones à Défendre) on pourrait décliner une multiplicité de sigles renvoyant à des espaces où s’entrecroisent des expériences hétérogènes qui engagent l’avenir. Entre le territoire bien quadrillé et le désert ouvert à toutes les aventures, la zone apparaît comme un espace incertain, en attente de décisions, propice aux habitats précaires, aux rencontres improbables et aux germinations de résistances. C’est ce potentiel projectif de la zone, cette façon de nouer à une portion d’espace une délibération sur l’avenir, que nous voudrions explorer dans ce séminaire.

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Séances du séminaire

À venir

Séance(s) passée(s)

  • Stalker/ Tarkovski (projection et table ronde : Enno Devillers-Peña et Bertrand Guest)
  • François Paré, « Zones grises : cartographie de l’indécidable » (Rép. Alice Lefilleul)

    S’inspirant de l’étude de Jeanne Ételain (2017), cette intervention nous permettra de réfléchir à la pertinence pour l’étude des cultures en contact de la notion de zone et, en particulier, celle de zone grise, couramment utilisée au Québec et au Canada francophone (et parfois entre guillemets dans l’administration européenne). L’expression « zone grise » est de toute évidence une traduction / adaptation de l’anglais « grey area », se définissant comme l’espace intermédiaire, difficile à définir, entre deux catégories ou regroupements autrement exclusifs. Au Québec, on parlera, par exemple, d’une zone grise d’indécidabilité entre deux lois, deux modalités d’agir, deux disciplines scientifiques, deux milieux environnementaux distincts. Notre intervention comprendra un premier volet théorique dans lequel nous tenterons de mesurer la pertinence de cette notion dans l’étude des espaces culturels contigus. En deuxième partie, nous évoquerons de quelle manière se joue dans certains textes littéraires contemporains cette cartographie interstitielle de l’indécidable en ce qui concerne la représentation des cultures minoritaires, qu’elles soient autochtones, historiques ou diasporiques.

    Vous trouverez les textes mis en partage pour cette séance sur le site de ZoneZadir : .https://zonezadir.hypotheses.org/francois-pare-11-04-2019

    Notice bio-bibliographique

    Natif de Longueuil (Québec), François Paré est Distinguished professor emeritus au département d’études françaises de l’Université de Waterloo (Ontario) et membre de la Société Royale du Canada. En 1993, son livre Les littératures de l’exiguïté lui a valu le Prix du Gouverneur Général du Canada. Il est aussi l’auteur de Théories de la fragilité (Le Nordir, 1994) et de La distance habitée (Le Nordir, 2003). Il a aussi fait paraître Le fantasme d’Escanaba (Nota bene 2008) et, avec François Ouellet, un essai sur le romancier québécois Louis Hamelin (Nota bene 2008). Il a récemment dirigé en compagnie de Lucie Hotte Les littératures francophones minoritaires au Canada à l’aune du temps (Presses de l’Université d’Ottawa, 2016) et fait paraître depuis 2015 un certain nombre d’études sur les premiers écrits français de la région des Grands Lacs au Canada (1630-1760). François Paré travaille actuellement à un ouvrage s’intitulant L’empreinte de la première langue sur les représentations de la langue maternelle au sein des cultures minoritaires et colonisées.

    Censier, salle 430
    13 rue Santeuil, 75005 Paris

  • La littérature comme zone à défendre - rencontre avec Hélène Merlin-Kajman
  • Qu’est-ce qu’une zone ?
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