Francesca Tumia. "La métaphore comme passeur culturel dans l’oeuvre de Vénus Khoury-Ghata" Soutenance de thèse

Directeur(s) de thèse : Xavier Garnier

Université Sorbonne Nouvelle, Salle Las Vergnas
13 rue Santeuil, 75005 Paris

À travers ses créations littéraires, Vénus Khoury-Ghata, écrivaine libanaise francophone vivant à Paris, propose une alternative à une représentation cloisonnante du Liban et de l’identité libanaise. Son regard, développé en français depuis le « dehors », met à profit sa marginalisation à l’égard d’une littérature nationale soucieuse « authenticité culturelle », pour inventer d’autres images de son pays d’origine. L’effet littéraire et stylistique produit par une écriture poétique et romanesque, qui se situe à l’intersection des cultures et des langues est particulièrement saisissant dans son emploi de la métaphore. Cette figure de style est envisagée d’abord à travers les problématiques de la représentation du national, puis dans sa fonction de « passeur culturel » dans le texte, dans un premier temps dans une perspective interculturelle, puis dans une perspective transculturelle. Dès lors que l’on considère la culture comme un processus plutôt que comme un patrimoine, la métaphore khouryghatienne se présente comme un dispositif stylistique dans le texte qui ouvre des possibles dans les discours identitaires. En ce sens elle joue chez Vénus Khoury-Ghata le même rôle que la Relation dans la totalité-monde glissantienne.. Par le travail de la métaphore, l’œuvre khouryghatienne ouvre la conscience nationale à la conscience mondiale en réalisant la rencontre entre de multiples cultures et œuvre à la compréhension et à la reconstruction identitaire du peuple libanais.
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