Aline Marchand

Docteure Sorbonne Nouvelle / Thalim
Maîtresse de conférences en Littérature française XXe-XXIe siècle (Sorbonne Nouvelle)
Membre statutaire THALIM (CERACC)

Orientations de recherche

  • Sociologie de la littérature et sociopoétique
  • Stylistique, analyse du discours et énonciation en littérature
  • Théorie et pragmatique des genres littéraires
  • Intertextualité et intermédialité, dialogue entre littérature et arts (peinture, musique)
  • Génétique du texte et archives radiophoniques
  • Ethos d’écrivain et auctorialité

Principales publications :

Dernières communications

« De l’enquête au polyportage littéraire », Colloque "Inculte : pratiques éditoriales, gestes collectifs et inflexions esthétiques" (organisé par A. Adler, J.-M. Baud, L. Demanze, A. Gefen), Sorbonne Nouvelle, 7 février 2020.

« Joël Jouanneau, Post-scriptum à Robert Pinget », Colloque international Robert Pinget (organisé par N. Piégay et E. Eigenmann), Université de Genève, 22 novembre 2019.

Publications en ligne

Le lecteur : enjeu de fiction. Actes de la journée d’étude (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, 11 juin 2005) édités avec C. DELTOMBE, in Cahiers du Ceracc, n°3, juin 2006, http://www.ecritures-modernite.eu/?page_id=518

Thèse : « Un Nouveau Poète à Minuit. Ethos et horizons poétiques dans l’œuvre de Robert Pinget »

La thèse présente une traversée diachronique et analytique de l’œuvre protéiforme de Robert Pinget, depuis ses premiers poèmes jusqu’aux carnets, en passant par le roman, le théâtre ou les livres graphiques. L’analyse de l’œuvre publiée (1942-1997) et d’archives (manuscrits, documents audiovisuels) permet de mesurer les hésitations à la fois stylistiques et génériques au cœur du processus d’écriture. En croisant histoire littéraire, sociopoétique et pragmatique des genres, ce travail montre que la spécificité de l’écriture pingétienne réside dans les tensions entre la présentation de soi d’un écrivain-poète et les œuvres d’un auteur publié chez Minuit : la poésie représente un horizon esthétique et ethique aux multiples expérimentations génériques du Nouveau Romancier et (Audio-)dramaturge, qui se présente comme poète mais n’a paradoxalement publié qu’un unique recueil de poèmes (à compte d’auteur et sous pseudonyme). Dans les romans, les pièces (scéniques ou radiophoniques), ou les carnets, l’œuvre recompose ainsi un univers sensoriel qui donne à voir et à entendre le monde, crée un espace-temps propre à l’écrivain d’où émerge une parole singulière et adressée, si bien que le sujet s’inscrit au cœur de livres extra-poétiques selon les modalités modernes du lyrisme critique. En traitant les textes en tant que discours, cette thèse disjoint ainsi la réflexivité néo-romanesque de l’autotélisme formel auquel elle a pu être associée et propose quelques outils heuristiques : la distinction entre l’ethos de l’écrivain et celui de l’auteur (déplaçant la frontière habituelle entre image privée et figure publique) ; la notion de syllepse énonciative (insistant sur l’ambivalence affective et auctoriale de l’intertextualité) ; ou encore l’effet Minuit et l’effet Beckett (désignant une relation dynamique et non passive entre des institutions éditoriales ou scripturales et un écrivain).

Voir en ligne : Page Web Academia
https://univ-paris3.academia.edu/AlineMarchand

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