« À quoi sert une chanson, si elle est désarmée » : les chansons pendant la Fronde, armes ou récits Article - 2022

Karine Abiven, Jean Vignes, Tatiana Debbagi Baranova, Paule Petitier

Karine Abiven, Jean Vignes, Tatiana Debbagi Baranova, Paule Petitier, « « À quoi sert une chanson, si elle est désarmée » : les chansons pendant la Fronde, armes ou récits  », Ecrire l’histoire, 2022, pp. 131-133. ISSN 1967-7499

Résumé

« À quoi sert une chanson, si elle est désarmée ? » La question est bien sûr rhétorique : désarmée, la chanson (de combat) ne servirait à rien, perdant la destination pragmatique au principe de sa création : faire agir, crier le ralliement, condenser un mot d’ordre en une forme mnémotechnique et passionnée. Mais posons tout de même la question : à quoi peut servir une chanson de troubles hors de son contexte d’action immédiat ? à écrire l’histoire, peut-être. La chanson justement dite historique peut si bien s’entendre comme « bande-son de notre histoire » qu’elle a souvent servi à raconter l’histoire par sa bande-son. Désarmée et linéarisée dans le récit des faits, on perd souvent la fonction pragmatique qu’elle eut sur le moment. On s’intéresse ici au rôle d’histoire immédiate de la chanson de rue, en postulant qu’informer (en chantant) est aussi une forme d’action politique.

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