Compostage et valorisation par l’agriculture des déchets urbains Article - 2009

Sabine Houot, Philippe Cambier, Marjolaine Deschamps, Pierre Benoit, Guillaume Bodineau, Bernard Nicolardot, Christian Morel, Monique Lineres, Yves Le Bissonnais, Christian Steinberg, C. Leyval, T. Beguiristain, Yvan Capowiez, M. Poitrenaud, C. Lhoutellier, C. Francou, V. Brochier, M. Annabi, T. Lebeau

Sabine Houot, Philippe Cambier, Marjolaine Deschamps, Pierre Benoit, Guillaume Bodineau, Bernard Nicolardot, Christian Morel, Monique Lineres, Yves Le Bissonnais, Christian Steinberg, C. Leyval, T. Beguiristain, Yvan Capowiez, M. Poitrenaud, C. Lhoutellier, C. Francou, V. Brochier, M. Annabi, T. Lebeau, « Compostage et valorisation par l’agriculture des déchets urbains  », Innovations Agronomiques, 2009, pp. 69-81. ISSN 1958-5853

Les composts d’origine urbaine représentent une source de matière organique valorisable en agriculture, d’autant plus dans les zones où l’élevage a disparu. Leur utilisation en agriculture est réglementée par des normes rendues d’application obligatoire : norme NFU 44 095 pour les composts de boue, norme NFU 44051 pour les autres amendements organiques. Ces normes garantissent l’innocuité à court et moyen terme en limitant les concentrations en éléments traces, composés traces organiques, inertes et pathogènes. Des méthodes de caractérisation au laboratoire permettent d’évaluer leur valeur agronomique. Des essais au champ de longue durée permettent de mesurer les effets de leurs apports répétés. Au vu des résultats de l’essai Qualiagro en Ile de France, l’indicateur ISMO semble prometteur pour prédire leur capacité à entretenir la matière organique des sols. Les apports répétés de composts améliorent la stabilité de la structure du sol. Ils stimulent l’activité biologique, permettent d’obtenir des rendements équivalents à ceux obtenus avec une fertilisation minérale classique. Les flux d’éléments traces représentent quelques pourcents des stocks présents dans le sol avant épandage. Après 10 ans d’essai, aucune dégradation de la qualité des grains n’est mesurée. De même aucune accumulation de composés traces organiques n’est observée, ni de dégradation sanitaire des sols.

Urban composts constitute a valuable source of organic matter that can be used in agriculture, especially in areas where animal breeding has disappeared. Their use in agriculture is regulated through obligatory standards : NFU 44095 for sludge composts and NFU 44 051 for other organic amendments. These standards assure the innocuousness at short/medium term by limiting the concentrations in trace elements, in organic micropollutants, in pathogens and inerts. Some analytical methods of characterisation have been developed to predict their agronomic value. Long term field experiments are useful tools to evaluate the effects of repeated applications. From the results of the Qualiagro field experiment, the indicator ISMO seems valuable to predict the capacity of organic amendments at increasing soil organic matter contents. Repeated applications of composts have improved soil structure stability, stimulated soil microbial activity, and produced yields equivalent to mineral fertilization. The fluxes of trace elements have reached a few percents of initial soil contents before starting the experiment. After 10 years of experiment, no degradation of grain quality has been noticed nor accumulation of organic micropollutants in soil or sanitary degradation of soils.

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