Contribution des ressources génétiques animales aux services écosystémiques liés au développement territorial Article - Mars 2021

Grégoire Leroy, Étienne Verrier

Grégoire Leroy, Étienne Verrier, « Contribution des ressources génétiques animales aux services écosystémiques liés au développement territorial  », Essais. Revue interdisciplinaire d’Humanités, mars 2021, pp. 79-87

Résumé

L’élevage est au cœur de multiples enjeux de durabilité, que l’on considère la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, ou le changement climatique. L’activité d’élevage est aussi liée à une diversité de services écosystémiques rendus au sein des agroécosystèmes à une très large échelle. À l’heure actuelle, sur les 2,5 milliards d’ha de terres agricoles utilisées par l’élevage dans le monde, 2 milliards correspondent à des espaces pâturés, dont 1,3 ne peuvent pas être valorisés par autre chose que de l’activité pastorale1 . Le nombre de personnes pratiquant le pastoralisme dans le monde est estimé entre 200 et 500 millions d’individus2 . En comparaison de systèmes plus intensifs, les agroécosystèmes pastoraux font généralement appel à des espèces et des races autochtones3 , relativement peu productives, mais disposant de caractères d’adaptation les rendant aptes à tirer parti des contraintes de l’environnement et du système de production local. Au cours des dernières décennies, l’intensification des systèmes d’élevage dans de nombreux pays a eu pour conséquence un remplacement progressif de ces populations par des races internationalement reconnues et a priori plus productives. Dans le cadre d’une réflexion sur les services écosystémiques fournis par les agroécosystèmes impliquant l’élevage de manière générale, et les systèmes pastoraux en particulier, il apparaît légitime de s’interroger sur le lien entre les ressources génétiques utilisées, et les services fournis. Nous nous proposons tout d’abord de revenir sur la notion de ressource génétique en tant que telle,

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