Dans le ventre de la baleine : voyages intérieurs et métaphore parasitaire dans la culture populaire Article - Mai 2018

Fleur Hopkins-Loféron

Fleur Hopkins-Loféron, « Dans le ventre de la baleine : voyages intérieurs et métaphore parasitaire dans la culture populaire  », Épistémocritique. Revue de littérature et savoirs, numéro spécial Nouveaux paradigmes du virus et du parasites, mai 2018. ISSN 1913-536X. 〈http://epistemocritique.org/dans-le-ventre-de-la-baleine-voyages-interieurs-et-metaphore-parasitaire-dans-la-culture-populaire/〉

Résumé

Le motif de la baleine voraphile a considérablement évolué au fil du temps et dessine une réflexion sur le statut de parasite de l’être humain : autrefois avalé tout rond et cherchant à quitter le monstre, il se fait parasite dans la culture populaire moderne et entend mobiliser les ressources de ce corps-hôte pour assurer sa propre survie, aux dépends de celui qu’il occupe. On propose d’étudier quatre relations de l’homme à la baleine. La dévoration sans digestion, tout d’abord, est commune aux deux principaux mythes fondateurs de Pinocchio et de Jonas. La baleine peut, encore, être une simple péripétie que le personnage traverse avec humour. Mort, l’animal marin sert de manne et fournit au choix viande, huile ou même squelette. La science-fiction imagine à présent que la baleine est encore bien vivante quand elle est exploitée par l’espèce humaine. Sa force vitale, la surface ou l’intérieur de son corps et ses organes sont tous mis à profit par l’équipage, devenu parasitaire, puisqu’il puise dans les ressources de son hôte.

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