Enseignement, protestantisme et modernité. Les écoles du pays de Montbéliard (1724-1833) Article - 2011

Elisabeth Berlioz

Elisabeth Berlioz, « Enseignement, protestantisme et modernité. Les écoles du pays de Montbéliard (1724-1833)  », Histoire de l’éducation, 2011, URL : http://histoire-education.revues.org/index1344.html. ISSN 0221-6280

La principauté de Montbéliard adopta au XVIe siècle le luthéranisme, dans le sillage des ducs de Wurtemberg, ce qui entraîna dès la fin du XVIe siècle le développement d’un réseau d’écoles primaires et secondaires stable. Ce réseau connut, au XVIIIe siècle, un développement important accompagné d’une modernisation des enseignements que promouvaient pasteurs et administrateurs, à la confluence des influences française et allemande. Le rattachement du pays de Montbéliard à la France durant la Révolution aurait pu modifier cet état de fait. Il montre en réalité que les notables, et notamment les pasteurs, luttèrent pour garder les caractéristiques protestantes de leurs écoles mais qu’ils ne rejetèrent jamais l’apport des réflexions qui s’ébauchaient nationalement. Ils ne refusèrent pas les innovations, nécessaires dans ce pays modifié par une industrialisation déstabilisante, car ils les percevaient comme nécessaires pour conserver leur héritage.

In the 16th century, the Principality of Montbéliard, following the Dukes of Wurtemberg, became Lutheran, which led to the creation of a stable network of primary and secondary schools during that same century. In the 18th century, this network at the meeting point of French and German influences underwent major development as well as a modernization of teaching promoted by ministers and administrators alike. The incorporation of the county of Montbéliard into France during the French Revolution could have modified this situation. This study demonstrates that the dignitaries, and especially the ministers, fought to maintain the Protestant characteristics of their schools while never rejecting the contribution of ideas outlined nationally. They did not refuse the innovations that were necessary in a France modified by the destabilizing influences of the Industrial Revolution, for they perceived them as being essential to saving their inheritance.

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