Il y a collage et collage Communication dans un congrès

Marie-Paule Berranger

Marie-Paule Berranger, « Il y a collage et collage  »

Résumé

Les pratiques de dépaysement textuel chez Cendrars (collage, montage, réécriture) ne sont pas seulement une pratique iconoclaste des avant-gardes, procédant d’une faiblesse de l’inventio, encore moins la supercherie d’un poète menacé de tarissement : comme toute écriture, la réécriture engage la totalité du sujet, et d’abord le rapport au corps, constituant chez Cendrars un lieu symptomatique et, à tous les sens du terme, critique. S’il y a chez Cendrars collage et collage, c’est-à-dire des constantes malgré la diversité des protocoles, mais aussi des différences exemplaires dans l’usage du ready-made en poésie, sa pratique manifeste les différences profondes avec celle des avant-gardes contemporaines, ainsi que des convergences imprévues : il s’agit de montrer en quoi ce jeu intertextuel, que Paulhan nommait "le jeu touchant" dessine les bases communes et les lignes de fracture, dénude les théories implicites et le discours métapoétique de l’auteur, et de placer face aux collages cendrarsiens un petit échantillon d’un recueil contemporain, où Roubaud a collé le colleur et réécrit Cendrars -au troisième degré.

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