Le débitage laminaire en silex tertiaire Bartonien dans la culture Blicquy/Villeneuve-Saint-Germain, Néolithique ancien : organisation de la production et réseaux de circulation Article - 2012

Solène Denis

Solène Denis, « Le débitage laminaire en silex tertiaire Bartonien dans la culture Blicquy/Villeneuve-Saint-Germain, Néolithique ancien : organisation de la production et réseaux de circulation  », Bulletin de la Société préhistorique française, 2012, pp. 121-143. ISSN 0249-7638

Résumé

Le débitage laminaire en silex tertiaire Bartonien dans la culture Blicquy/ Villeneuve-Saint-Germain, Néolithique ancien : organisation de la production et réseaux de circulation Résumé La culture Blicquy/Villeneuve-Saint-Germain (Néolithique ancien, 4950-4650 avant notre ère) est née de la réunion des anciens groupes de Blicquy (Belgique) et de Villeneuve-Saint-Germain (moitié nord de la France). Au sein de cette culture, la circulation du silex tertiaire bartonien n’est désormais plus à prouver. En revanche, les modalités de sa circulation pouvaient être précisées au regard d’un corpus de sites considérablement étoffé depuis les premières propositions effectuées (Bostyn, 1994). Un examen des données bibliographiques tend à montrer que la majorité des sites ayant livré du silex tertiaire bartonien est localisée au coeur du Bassin tertiaire. Parmi ces habitats, deux groupes de sites se distinguent : des sites producteurs et des sites producteurs partiels (type B). Pour les sites producteurs, l’intégralité de la chaîne opératoire du débitage laminaire en silex tertiaire bartonien s’est déroulée in situ. Pour les sites producteurs partiels (type B), le début de la chaîne opératoire ne s’est pas effectué sur place. Les plaquettes n’arrivent pas brutes mais largement préparées pour être débitées dans les villages. Deux sites situés en dehors du Bassin tertiaire reçoivent des nucléus préformés (sites producteurs partiels de type C). Le débitage semble s’être déroulé in situ, à la différence des autres sites VSG localisés en dehors du Bassin tertiaire qui ne reçoivent que des lames (sites receveurs). En outre, l’étude technologique des séries lithiques de Vasseny (Aisne) et de Tinqueux (Marne) met en évidence la coexistence de deux types de lames en silex bartonien : des petites lames et des grandes lames. Les données bibliographiques, confrontées aux quatre scénarios possibles pour expliquer cette coexistence, permettent d’envisager que ces deux types de lames résultent de deux productions disjointes. Les grandes lames en silex bartonien sont produites sur un nombre très restreint de sites producteurs alors que les petites lames correspondent à la production « courante » identifiée sur l’intégralité des sites. Il apparaît de surcroît que ces grandes lames sont prioritairement dévolues à entrer en circulation. Ainsi, un débitage de petites lames à caractère domestique s’oppose à une production de grandes lames, destinées à intégrer des réseaux de circulation. Cette

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