Le Romantisme vu par Breton Communication dans un congrès

Marie-Paule Berranger

Marie-Paule Berranger, « Le Romantisme vu par Breton  »

Résumé

La définition usuelle des avant-gardes à partir du refus des héritages et de la rupture, est dans le cas du surréalisme inopérante. Breton ne craint pas d’inscrire le surréalisme en 1946 dans "la libre dépendance du romantisme " Le surréalisme a certes cultivé le mythe de rupture mais il œuvre inlassablement à la réécriture de l’histoire littéraire , à la reconfiguration des lignées et familles d’esprit. La communication étudie quelle image du romantisme Breton construit au fil du temps (entre 1922 et 1946) dans ses essais et conférences , à partir d’une critique des modèles de l’histoire littéraire de son temps. La réhabilitation des "minores", et surtout la mise en cause des frontières nationales s’accompagnent de choix polémiques et politiques. Distinguer Archim von Arnim est en 1933 un geste significatif, tout comme le choix du Hugo de la période d’exil en 1946, ou encore la place croissante accordée à Novalis. Le surréalisme se reconnaît dans la lecture du monde comme hiéroglyphe (Breton parle du "cryptogramme de la nature "), ce qui n’est pas comme on le dit parfois une dérive d’après-guerre mais le développement d’une pensée déjà explicitement présente dans Nadja et complétée dans L’Amour fou, consubstantielle au Surréalisme.

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