A l’école Prévert Direction d’ouvrage - Avril 2010

Serge Martin, Francis Marcoin, Fabrice Thumerel (dir.)

Serge Martin Ritman
Serge Martin, Francis Marcoin, Fabrice Thumerel (dir.), A l’école Prévert , numéro spécial de la revue Cahiers Robinson, n°27, avril 2010, p. 212 p.. ISSN 1253-6806

Résumé

La « facilité » de Prévert, sa présence affirmée dans les petites classes des écoles, nourrissent un discours de distinction qui prend vite le ton du mépris. Mais les éloges ne manquent pas : Prévert enchante, et c’est son art de l’enfance, indissociablement lié à un subtil art de rien, que ce numéro se propose d’explorer, dans une double intention : - d’une part interroger cette enfance, qui n’est pas une donnée mais une construction, et une construction si réussie qu’elle donne l’impression d’une évidence, d’un cliché ; - d’autre part revenir sur ces manières de critiquer en quelque sorte imposées par une telle démarche : répulsion/adhésion, agacement/enivrement. Comment traiter de cette facilité ? Prévert pratique sans compter des genres mineurs, comme l’inventaire, la comptine et la chanson, le conte pour enfants ; d’autre part, il ne néglige nullement la poésie savante, excelle dans le collage surréaliste. Il va aussi du côté du théâtre, du cinéma, qu’il soit de fantaisie ou tourné vers le prosaïsme, tel ce « film de pauvre » qu’est Prix et profits : la pomme de terre, documentaire tourné pour le compte du mouvement Freinet. Il y a donc à relancer une lecture de Prévert par tous les bouts : ouvrir le Prévert des « petits », faire quelque chose de cette transparence, et ouvrir le Prévert des « grands », le rendre à ses problèmes qui sont nos problèmes, ceux de la critique comme de la création aujourd’hui : le populaire, le peuple dans et par le poème.

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