Les migrations internationales dans le champ des sciences sociales : tournants épistémologiques et variations scalaires Article - 2017

Virginie Baby-Collin

Virginie Baby-Collin, « Les migrations internationales dans le champ des sciences sociales : tournants épistémologiques et variations scalaires  », Faire-Savoirs : Sciences de l’Homme et de la Société en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2017. ISSN 1626-0771

Résumé

D’un phénomène relativement marginal dans la littérature scientifique, essentiellement polarisé par le prisme de l’intégration / assimilation dans les sociétés d’installation jusqu’aux années 1970, la migration internationale est devenue, depuis une trentaine d’années, un objet de recherches majeur, envisagé depuis des perspectives disciplinaires diverses, aux dialogues souvent féconds (principalement sociologie, anthropologie, sciences politiques et juridiques, géographie, démographie, économie, histoire, mais aussi ethnopsychiatrie ou psychologie interculturelle), et aux approches méthodologiques plurielles. Cet article met en évidence quelques évolutions majeures de ces approches scientifiques de la question migratoire depuis les années 1980, moment où la mondialisation s’affirme comme principale clé de lecture des sociétés contemporaines. Les tournants du spatial et du global ont rebattu les échelles d’appréhension des phénomènes migratoires, court-circuitant, au profit des individus acteurs, des systèmes globalisés, et d’un niveau méso des réseaux transnationaux, l’échelle des Etats-Nations. Celle-ci se réaffirme cependant, au début du XXIe siècle, dans un contexte nouveau de tensions, qui rend nécessaire des approches plus politiques et engagées.

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