„Medias in res beginnt nicht nur diese Rezension...“ Comment commencer les textes de critique littéraire journalistique ? Article - 2017

Dominique Dias

Dominique Dias, « „Medias in res beginnt nicht nur diese Rezension...“ Comment commencer les textes de critique littéraire journalistique ?  », Lyon Linguistique allemande, 2017

Résumé

L’idée de commencement suppose que rien ne précède, mais que tout succède. Le commencement ne peut a priori pas être autonome, il suppose un enchaînement vers une fin envisageable, il est le commencement de quelque chose. Appliquer cette idée à la notion de texte, c’est considérer le texte comme une unité décomposable en plusieurs séquences dont l’une serait inaugurale, chargée de rompre le silence et d’annoncer ce qui va suivre. Cela suppose également une séquence finale : le texte n’a de sens que s’il est clos. Rien d’étonnant donc dans le fait que bon nombre d’études philosophiques ou linguistiques aient privilégié l’idée de commencement (Levert 1961) et celle de fin (Bravo 2012). Nous proposons ici d’inverser le raisonnement et de nous intéresser à ce que l’on pourrait par contraste appeler « le mot du début ». D’un point de vue thématique, le commencement ne semble pas nécessairement se distinguer de la fin. En tout cas, les deux ont en commun leur fonction de borne. Les articles de critique littéraire publiés dans la presse, même s’ils ont une parenté indéniable avec les recensions scientifiques, s’inscrivent dans une situation de communication spécifique, celle de la presse d’information générale. Il s’agit ici de montrer que la nature métatextuelle des textes de critique littéraire journalistique présente un intérêt majeur, puisque c’est en puisant dans le texte source – par mimétisme ou contamination – que la critique peut dès le commencement renouveler les routines de son propre genre.

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