Nation, immigration et question identitaire aux États-Unis. Chapitre d’ouvrage - 2017

Virginie Baby-Collin

Virginie Baby-Collin, « Nation, immigration et question identitaire aux États-Unis.  », in Géopolitique des Amériques, 2017. ISBN 978-2-09-164935-1

Résumé

L’histoire de la nation américaine est indissociablement liée à l’immigration, et aujourd’hui encore, les États-Unis restent le premier pays d’immigration au monde par le nombre des arrivées, avec 14% de population née à l’étranger. Le peuplement y fut le fait de colons européens qui ont massacré les populations autochtones (appelées « Indiens »), puis de vagues migratoires multiples, forcées (dans le cas de l’esclavage), mais aussi mues par la fuite de la misère, la quête de l’or ou le goût de l’aventure, européennes puis progressivement mondialisées depuis les années 1960. Depuis l’indépendance, la devise du Grand Sceau des États-Unis qui figure en lettres d’or sur le plafond du Capitole est ainsi E pluribus unum, c’est-à-dire « un seul à partir de plusieurs », fondatrice d’une idéologie que l’on appela ensuite le melting pot. Mais depuis un demi-siècle, cette idéologie fondatrice de la Nation, contestée par des mouvements pluriels, a cédé le pas face à une réalité multiculturelle qui diversifie les formes de l’appartenance. La reconnaissance d’une pluralité identitaire ne se fait cependant pas sans heurts et de grandes inégalités socio-raciales sont toujours lisibles dans les territoires, de l’échelle nationale à celle des quartiers urbains des métropoles qui accueillent l’essentiel de cette diversité. Ce chapitre montre ainsi comment s’est construite dans l’histoire cette nation d’immigrants, puis comment ont évolué les idéologies identitaires dans un pays où la différenciation ethno-raciale reste primordiale dans la lecture du social, et enfin de quelles manières cette Amérique multi-ethnique s’incarne dans ses territoires.

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