Pour en finir avec la famille ? L’univers romanesque de Flaubert à partir du cas de Bouvard et Pécuchet Chapitre d’ouvrage - Juin 2008

Stéphanie Dord-Crouslé

Stéphanie Dord-Crouslé, « Pour en finir avec la famille ? L’univers romanesque de Flaubert à partir du cas de Bouvard et Pécuchet  », in Katarína Bednárová et Jana Truhlářová (ed.), Famille et relations familiales dans les littératures française et francophone (actes du colloque de Budmerice, Slovaquie, 3-5 octobre 2007), 2008, pp. 121-134

Résumé

L’aversion de Flaubert pour la famille en général est bien connue : célibataire invétéré, l’écrivain a toujours refusé le carcan social du mariage et l’idée même de la paternité. Or la famille se trouve thématisée dans son dernier roman, posthume et inachevé : Bouvard et Pécuchet. Elle y reçoit un traitement tout-à-fait symptomatique, quoique dans une certaine mesure extrême et donc révélateur. D’abord, elle se trouve constamment instrumentalisée : matière d’un chapitre de l’« encyclopédie critique en farce » que constitue l’ouvrage, elle est aussi un ressort romanesque souvent exploité et un adjuvant de la quête du savoir que mènent les deux personnages. Mais la famille se trouve aussi comme obstinément stigmatisée dans le roman : elle apparaît comme un lieu de discorde, elle est le théâtre de diverses tromperies, et se présente même comme la cause de toutes les bassesses : elle est un véritable frein à l’exercice de la liberté individuelle. Et pourtant, dans sa correspondance, Flaubert vieillissant exprime parfois des sentiments bien éloignés...

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