The Loves of the Plants d’Erasmus Darwin : Enjeux d’écriture et de traduction Chapitre d’ouvrage - Janvier 2020

Sophie Laniel-Musitelli

Sophie Laniel-Musitelli, « The Loves of the Plants d’Erasmus Darwin : Enjeux d’écriture et de traduction  », in Gisèle Séginger, Thomas Klinkert (eds.), Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle : Traduction, transmission, transposition, 2020, pp. 17-30. ISBN 978-3-11-066582-6. 〈https://www.degruyter.com/document/doi/10.1515/9783110665833-002/html〉

Résumé

Selon les successeurs d’Erasmus Darwin sur la scène poétique anglaise, les Romantiques, The Loves of the Plants est une impasse esthétique. Wordsworth, Coleridge, ou encore Byron, n’apprécient guère son style néoclassique, le péché majeur du poème étant, selon eux, la personnification outrancière des plantes. Il semble que la difficulté de lecture tienne cependant moins à un défaut d’écriture qu’à la façon dont ce poème déjoue les attentes de son lecteur. Dans la préface à The Loves of the Plants, Erasmus Darwin nous promet d’exposer la nomenclature linnéenne. Pourtant, dans le corps du texte, il n’utilise pas les noms complets donnés par Linné, et s’affranchit de la classification au fil du poème. Aurions-nous dès lors affaire à un poème appartenant aux traditions géorgique ou pastorale ? Cela demande une réponse plus que nuancée, car les plantes choisies par Erasmus Darwin ne collaborent que peu avec les hommes pour les travaux des champs, et semblent peu propices à se faire les reflets des affects humains. Alors que l’on pourrait s’attendre aux idylles de la rose ou de la marguerite, Erasmus Darwin met en scène avant tout les amours des mousses, des champignons, des algues, ou encore des cactus. Ce poème est le siège de tensions génériques, qui reflètent des tensions épistémologiques et philosophiques, en un cheminement difficile vers la vie obscure des plantes.

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