Une discographie révélatrice. À condition de savoir l’écouter Colloque Gérard Philipe, le devenir d’un mythe

Intervenants : Marion Chénetier-Alev, Marie-Madeleine Mervant-Roux, Julia Gros de Gasquet (L'écoute du théâtre [ECHO]), Joël Huthwohl (L'écoute du théâtre [ECHO])

Programme : L’écoute du théâtre [ECHO]

Le 3 décembre, BnF, site Vivienne
Paris, 5 rue Vivienne, 75002

Colloque organisé par l’UMR Héritages (CNRS/ministère de la Culture/CYU) à l’occasion du centenaire de Gérard Philipe et du projet de restauration de la maison d’Anne et Gérard Philipe à Cergy (maison qui deviendra un site dédié à la création artistique), en partenariat avec la BnF (Bibliothèque nationale de France ) et l’INA (Institut national de l’Audiovisuel).

La contribution, dédiée aux disques enregistrés par Gérard Philipe, s’inscrivait dans le panel "ECHO" qui comportait aussi les exposés suivants :
Julia Gros de Gasquet (Sorbonne Nouvelle – Paris 3), « Gérard Philipe à travers les courriers d’admirateurs et admiratrices : un mythe constitué de son vivant ? »
Joël Huthwohl (BnF), « À deux voix. Gérard Philipe et Henri Pichette »
Marion Chénetier-Alev (École Normale Supérieure, rue d’Ulm), « Avant, pendant et après la voix de Gérard Philipe »

Résumé de la contribution :
Pour une recherche personnelle en cours sur le disque de théâtre en France et dans les deux Allemagne, de l’après-guerre à la fin des années 1970 qui ont vu sa disparition, j’ai reconstitué la riche production discographique de Gérard Philipe (de 1950 à sa mort), prolongée par de nombreuses rééditions. L’étude de cet exemple a éclairé ce qu’avait représenté dans le champ théâtral français l’arrivée de ce phonogramme, tout à la fois vecteur commun de cultures sonores générationnelles et objet d’une écoute intime inédite. Elle m’a aussi permis de mesurer ce que cette discographie avait de remarquable, comparée à celle d’autres acteurs ou actrices présents dans les bacs à la même époque, et d’entrevoir une source négligée de la puissance mythique de Gérard Philipe : pour des raisons qu’il faudra interroger, il incarnait « naturellement » son temps, en l’occurrence une intermédialité aujourd’hui oubliée, antérieure à l’ère de l’audio-visuel, organisée autour d’une oralité microphonée (théâtre, conte, littérature) accompagnée ou non d’images, et engendrant une construction mémorielle spécifique.

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